Le premier mois des AI Overviews en France : un verdict qui ne frappe pas tout le monde de la même manière

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Sabrina Bulteau
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26/9/2026
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Carte de France en papier avec des journaux sur une flèche descendante et des sacs d’achat sur une flèche montante.
Un mois d’AI Overviews en France : les dix principaux sites d’actualité reculent, tandis que le commerce électronique progresse dans la plupart des cas. Source : estimations Similarweb analysées par Aleyda Solís, 2026.

En bref

  • Un mois après le lancement des AI Overviews en France le 22 juillet 2026, les dix principaux sites d’actualité ont tous perdu des visites issues de la recherche organique, entre 11,3 % et 29,6 % (Le Monde environ -29,6 %, Le Parisien -26,6 %, Le Figaro -23,4 %). Le commerce électronique et l’immobilier ont, dans l’ensemble, progressé : Fnac +4,2 %, Temu +21,9 % (estimations Similarweb analysées par Aleyda Solís, août 2026).
  • Ce contraste a une explication : 99,2 % des mots-clés qui déclenchent un AI Overview répondent à une intention informationnelle (Ahrefs). L’information est absorbée dans la réponse. La transaction nécessite encore un clic.
  • La Belgique offre un aperçu, avec seize mois d’avance : sur 554 mots-clés HubSpot dont le classement est resté strictement stable en Belgique, en Suisse et au Canada, les clics ont baissé de 44 % en un an (Ahrefs, 2026). Le classement n’a pas bougé. Le clic, si.
  • Et depuis le 24 août, ChatGPT affiche des publicités dans 31 marchés européens. Le moment où se forment les opinions se déplace vers les réponses générées ; le moment de l’achat reste lié au clic, et ce clic constitue désormais un espace publicitaire pour Google et OpenAI.

Que montre réellement le premier mois en France ?

Une fracture, pas une vague. Google a activé AI Overviews et AI Mode en France le 22 juillet 2026. Un mois plus tard, Aleyda Solís a comparé le trafic organique de grands sites français avant et après, à partir d’estimations Similarweb. La tendance est particulièrement nette :

SegmentÉvolution sur le premier moisExemples
Les 10 principaux sites d’actualité et médiasTous en baisse, de -11,3 % à -29,6 %Le Monde ~-29,6 %, Le Parisien -26,6 %, Le Figaro -23,4 %
Commerce électronique et immobilierPrincipalement en hausseFnac +4,2 %, Temu +21,9 %

Source : estimations Similarweb analysées par Aleyda Solís, août 2026.

L’exposition a été immédiate et massive : SE Ranking a mesuré la présence d’AI Overviews sur 52 % des recherches françaises dans les semaines suivant le lancement. Et un mois de données ne prouve pas un lien de causalité ; Aleyda le reconnaît elle-même avec rigueur, et on ne peut jamais exclure un changement d’algorithme. Mais lorsque les dix sites d’une même catégorie évoluent dans le même sens, à cette échelle, pendant le mois précis où une nouvelle couche de réponses couvre la moitié des recherches du pays, et que cette tendance correspond à celle de tous les marchés déjà exposés, la charge de la preuve commence à changer de camp.

Le contrepoint à prendre au sérieux

Une analyse honnête doit présenter l’objection la plus solide, et elle vient du Monde lui-même. Sept semaines après le lancement, Louis Dreyfus, président du directoire du Groupe Le Monde, a déclaré que l’audience totale du journal n’avait pas chuté brutalement, abstraction faite des effets saisonniers. Son argument : les chiffres qui circulent décrivent le trafic issu de la recherche, et non l’audience totale. Les applications ont généré 36 % du trafic du groupe en août, et la recherche ne représente qu’une partie du reste. Une forte baisse des visites venant de Google se dilue donc dans une baisse totale bien plus faible. En parallèle, l’Alliance de la presse d’information générale (APIG) a demandé à l’autorité de la concurrence de faire respecter les engagements de Google, en citant l’estimation du régulateur Arcom d’une perte de 33 % à 38 % du trafic de recherche dans les marchés européens où les AI Overviews sont déjà déployés.

Les deux constats peuvent être vrais, et le sont probablement : les visites issues de la recherche vers les médias français baissent fortement, tandis que les éditeurs diversifiés, dotés d’applications, d’abonnements et d’une audience directe, encaissent bien mieux le choc que ceux qui dépendent de la recherche. Dreyfus a ajouté un chiffre qui devrait recadrer tout le débat pour chaque éditeur : les visiteurs venant de ChatGPT se convertissent en abonnés payants à un taux 26 fois supérieur à celui des visiteurs venant de Facebook. Moins de clics, mais des clics radicalement meilleurs : c’est le même arbitrage que nous décrivions dans Authority Beats Awareness, désormais confirmé depuis une rédaction.

Pourquoi l’information est-elle absorbée alors que la transaction est épargnée ?

Parce que les AI Overviews sont conçus pour les questions, pas pour les paniers d’achat. L’analyse par Ahrefs des mots-clés qui déclenchent un AI Overview révèle que 99,2 % correspondent à une intention informationnelle. Les requêtes exprimant une intention d’achat en déclenchent rarement. L’asymétrie en découle mécaniquement : quand la réponse à « qu’est-ce que », « comment faire » ou « lequel vaut mieux » apparaît au-dessus des liens, le clic devient facultatif. Pew Research l’a mesuré : les utilisateurs cliquent sur un résultat dans seulement 8 % des visites avec un AI Overview, contre 15 % sans. Quand l’intention est d’acheter, la réponse ne peut pas aller jusqu’au bout. Le clic subsiste parce que la transaction l’exige.

C’est le premier mécanisme derrière le contraste français. Les sites d’actualité vendent exactement ce que la couche de réponses absorbe : la compréhension. Les commerçants vendent ce qu’elle ne peut pas fournir : le produit.

La demande d’information quitte aussi Google

Le deuxième mécanisme se produit entièrement en dehors de Google. Comme nous l’expliquions dans notre analyse des données belges OpenAI Signals, le premier usage de ChatGPT en Belgique est le conseil pratique, avec 36,3 % des messages : comment faire quelque chose, que choisir, comment décider. Ajoutez la recherche d’informations, à 20,4 %, et la majorité de ce que 3,5 millions de Belges demandent à une IA ne passe pas par un moteur de recherche. Comprendre, comparer, se forger une opinion : cela se passe de plus en plus dans une conversation, avant même d’ouvrir Google, si on l’ouvre encore.

Éditeurs et marques sont donc pris en étau. Dans Google, la couche de réponses absorbe les clics informationnels. Hors de Google, les questions informationnelles migrent vers les assistants. La conséquence commune : le moment où se forme une opinion se détache de la visite.

Troisième fait : les publicités sont arrivées

Depuis le 24 août 2026, ChatGPT affiche des publicités dans 31 marchés européens, les 27 États membres de l’UE ainsi que la Norvège, l’Islande, le Liechtenstein et la Suisse ; la Belgique et la France sont incluses. Le format : des liens sponsorisés sous les réponses générées par l’IA, visibles uniquement pour les utilisateurs des offres Free et Go, sans personnalisation au lancement afin de respecter le RGPD, avec un accès en libre-service via Ads Manager depuis le 31 août (OpenAI, 2026).

Pris isolément, c’est une actualité pour les annonceurs. Rapproché des données de trafic françaises, c’est autre chose : une carte de l’endroit où se trouve désormais la valeur. Le moment où les gens se forgent une opinion se déplace vers les réponses générées, sur Google et dans les assistants. Le moment où ils achètent reste lié au clic. Et ce clic, le seul moment commercial que la couche de réponses ne peut pas absorber, est précisément ce que Google et OpenAI monétisent maintenant. Le clic organique informationnel s’évapore ; le clic transactionnel devient l’espace publicitaire payant le plus disputé du secteur.

Pour les marques, la lecture stratégique est inconfortable, mais éclairante : l’influence se gagne en amont, dans les réponses, où la publicité ne décide pas de qui est cité. Ce qui reste achetable, c’est la dernière étape, sur laquelle tout le monde va enchérir.

La Belgique donne un aperçu : seize mois d’avance et un chiffre à retenir

La Belgique vit avec les AI Overviews depuis mars 2025, soit seize mois avant la France. Les données francophones de marchés déjà exposés sont donc ce qui se rapproche le plus d’une prévision pour la France. Ahrefs a précisément réalisé cette analyse : suivre les mots-clés de HubSpot en Belgique, en Suisse et au Canada, en isolant 554 mots-clés dont la position sur Google est restée strictement stable pendant une année entière.

Résultat : les clics sur ces mots-clés sont passés de 3 481 à 1 932. Une baisse de 44 %, alors que les classements n’ont pas bougé du tout (Ahrefs, 2026). Et il s’agit de HubSpot, une entreprise dotée d’une équipe dédiée au SEO et à la visibilité dans l’IA. Les données plus larges vont dans le même sens : l’étude d’Ahrefs portant sur 300 000 mots-clés mesure désormais un taux de clic inférieur de 58 % pour la page classée première lorsqu’un AI Overview est présent, contre 34,5 % seulement huit mois auparavant (février 2026).

Le classement n’a pas bougé. Le clic, si.

Cette phrase devrait conclure chaque réunion de reporting SEO en France ce trimestre. Le suivi des positions, indicateur sur lequel reposent deux décennies de marketing numérique, ne mesure plus ce qui parvient jusqu’à vous. Nous observons ce phénomène chaque semaine dans le suivi GEO que nous menons sur les marchés francophones : la visibilité dans les réponses et le trafic vers le site sont devenus deux variables distinctes, suivant deux courbes différentes, et une seule apparaît dans un outil de suivi des positions.

La particularité bilingue : deux langues, deux pages de résultats, deux calendriers

La Belgique ajoute une dimension absente en France, qui compte pour toute entreprise vendant des deux côtés de la frontière linguistique. Le déploiement belge lui-même a été décalé selon la langue. Lors du lancement du 26 mars 2025, les AI Overviews sur les pages de résultats belges ne se déclenchaient que pour les requêtes en anglais ; les requêtes en néerlandais ont commencé à les déclencher vers le 10 mai 2025, le français ayant été confirmé pendant la même période (observations documentées par les agences belges Onlinemarketing Monkey et Universem, 2025). Deux langues, un pays, des calendriers différents dès le premier jour.

La couverture a ensuite progressé de façon spectaculaire. Dans une analyse de plus de 8 millions de mots-clés concernant 70 sites belges répartis dans 7 secteurs, la part des requêtes déclenchant un AI Overview est passée de 3,37 % en mai 2025 à 14,53 % en août 2025, soit presque cinq fois plus en trois mois, tandis que la part des requêtes pour lesquelles ces sites figuraient parmi les sources citées baissait de 2,43 % à 1,48 %. Et 86,8 % des AI Overviews étaient déclenchés par des requêtes informationnelles (Onlinemarketing Monkey, données Semrush, septembre 2025), la même asymétrie d’intention qui explique le contraste français.

Disons clairement ce que les données ne montrent pas encore : à notre connaissance, personne n’a publié de comparaison actuelle et chiffrée des taux de déclenchement en français et en néerlandais au sein de la Belgique. Les praticiens observent que les deux pages de résultats n’évoluent pas de concert, et le déploiement échelonné prouve que les deux langues n’ont jamais suivi le même calendrier. Mais tant qu’une mesure à grande échelle n’existe pas, considérez l’écart de couverture FR/NL comme une hypothèse à tester sur vos propres mots-clés, langue par langue, et non comme un chiffre établi.

Deux faits mesurés permettent déjà de repenser les arbitrages budgétaires d’un acteur bilingue du commerce électronique :

  • Sans traduction, pas de visibilité. Une étude des citations dans les AI Overviews a montré que les sites traduits gagnent jusqu’à 327 % de visibilité supplémentaire dans les AI Overviews pour les requêtes dans des langues où le site n’était pas disponible à l’origine ; les systèmes d’IA privilégient très largement les sources disponibles dans la langue de l’internaute (étude Clonable, janvier 2026). Un site bilingue dont la partie NL (ou FR) est peu développée renonce à la couche de réponses dans cette langue, quel que soit son classement.
  • Les réponses belges citent des sources belges. Sur 44 requêtes belges en français et en néerlandais (440 sources analysées), 70 % des sources récupérées par les moteurs d’IA étaient belges (.be) et seulement 2 % provenaient de France (.fr) (Nexuro Digital, juillet 2026). L’autorité francophone construite pour le marché français ne se transpose pas automatiquement aux réponses en français en Belgique. Chaque couple langue-marché a besoin de ses propres confirmations locales.

Conclusion opérationnelle : mesurez les taux de déclenchement des AI Overviews par langue sur vos propres mots-clés, prévoyez des budgets distincts pour le FR et le NL en tant que deux marchés de réponses disposant de leurs propres sources locales, et ne supposez jamais que les données françaises décrivent la Belgique francophone.

Que faire de ce verdict après un premier mois ?

Traitez-le comme une carte, pas comme un motif de panique. Quatre actions découlent directement des données :

  1. Distinguez vos mesures. Suivez les impressions et les clics dans Search Console, et observez l’écart se creuser pour les mots-clés qui déclenchent un AI Overview. Suivez séparément les citations dans les réponses. Deux courbes, deux tableaux de bord.
  2. Réattribuez un rôle à vos contenus informationnels. Leur fonction n’est plus de récolter des clics ; c’est ce modèle qui vient de se briser pour les médias français. Leur fonction est d’obtenir des citations : devenir la source sur laquelle se construit la réponse et qui attire des visites à forte intention, comme ces abonnés du Monde venant de ChatGPT, dont le taux de conversion est 26 fois supérieur.
  3. Renforcez la dimension transactionnelle. Le clic d’achat subsiste et va devenir plus cher. Pages consacrées aux cas d’usage, résultats documentés, avis qui résistent à la vérification : autant d’éléments qui convertissent la visite suscitée par la réponse.
  4. Construisez dès maintenant les deux composantes du signal, tant que l’espace des réponses francophones reste peu disputé. Sur le site, une structure que les moteurs peuvent extraire ; hors du site, des confirmations auxquelles ils peuvent se fier. Les marques citées lorsque la couche de réponses arrivera à maturité seront celles qui auront commencé à la préparer dès le premier mois.

La France vient de recevoir son verdict. La Belgique l’a reçu seize mois plus tôt. La question n’est plus de savoir si l’économie du clic est en train d’être redessinée.

La question est de savoir si vous construisez votre présence pour les réponses, ou si vous continuez simplement à rendre compte des classements.

FAQ

Qu’est-il arrivé aux sites français après le lancement des AI Overviews ?

Au cours du premier mois suivant le lancement du 22 juillet 2026, les dix principaux sites d’actualité français ont tous perdu des visites issues de la recherche organique, entre 11,3 % et 29,6 % (Le Monde ~-29,6 %, Le Parisien -26,6 %, Le Figaro -23,4 %), tandis que le commerce électronique et l’immobilier progressaient pour la plupart (Fnac +4,2 %, Temu +21,9 %), selon les estimations Similarweb analysées par Aleyda Solís. Un mois ne prouve pas un lien de causalité ; SE Ranking a mesuré des AI Overviews sur 52 % des recherches françaises dans les semaines suivantes.

Pourquoi les AI Overviews touchent-ils davantage les sites d’actualité que le commerce électronique ?

99,2 % des mots-clés déclenchant un AI Overview sont informationnels (Ahrefs) ; les requêtes d’achat en déclenchent rarement. L’information est absorbée dans la réponse, alors que la transaction nécessite encore un clic. Pew a mesuré des clics dans 8 % des visites avec un AI Overview, contre 15 % sans.

Que montre le marché belge quant à l’impact à long terme ?

La Belgique dispose des AI Overviews depuis mars 2025. Sur 554 mots-clés HubSpot dont le classement est resté strictement stable en Belgique, en Suisse et au Canada, les clics ont baissé de 44 % en un an (Ahrefs, 2026). L’étude d’Ahrefs portant sur 300 000 mots-clés mesure désormais une baisse de 58 % du taux de clic du premier résultat lorsqu’un AI Overview est présent.

Qu’est-ce qui a changé avec les publicités ChatGPT en Europe ?

Depuis le 24 août 2026, ChatGPT affiche des liens sponsorisés sous ses réponses dans 31 marchés européens (les 27 pays de l’UE plus la Norvège, l’Islande, le Liechtenstein et la Suisse), uniquement pour les utilisateurs Free et Go, sans personnalisation au lancement et avec Ads Manager en libre-service depuis le 31 août (OpenAI). La formation des opinions se déplace dans les réponses ; le clic d’achat devient un espace publicitaire pour Google comme pour OpenAI.

Les AI Overviews se comportent-ils de la même manière en français et en néerlandais en Belgique ?

Le déploiement a été échelonné selon la langue : l’anglais uniquement lors du lancement de mars 2025, puis les requêtes en néerlandais à partir du 10 mai 2025 environ, le français étant confirmé pendant la même période. À l’échelle de la Belgique, la couverture est ensuite passée de 3,37 % à 14,53 % des requêtes en trois mois (Onlinemarketing Monkey, plus de 8 millions de mots-clés, 2025). Aucune étude publiée ne chiffre encore l’écart actuel du taux de déclenchement entre le FR et le NL en Belgique : testez-le donc sur vos propres mots-clés, langue par langue. Deux faits mesurés éclairent cet arbitrage : les sites traduits gagnent jusqu’à 327 % de visibilité supplémentaire dans les AI Overviews dans la langue de l’internaute (Clonable, 2026), et 70 % des sources citées dans les réponses d’IA belges sont belges (.be), contre 2 % de sources françaises (.fr) (Nexuro Digital, 2026).

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COMMENT CET ARTICLE A ÉTÉ ÉCRIT : Sujet, angle, convictions : les miens. L'IA assiste la rédaction. Je garde la main.

Sabrina Bulteau est la fondatrice de PingPrime.ai, experte GEO et spécialiste de l’autorité narrative dans la recherche par IA. Elle aide les marques, institutions et médias à devenir la référence que les moteurs d’IA jugent fiable, citent et reprennent, plutôt qu’une option parmi d’autres, en travaillant les deux composantes du signal : sur le site (structure, récits, architecture) et hors du site (médias acquis, plateformes, co-citations, presse sectorielle). Cofondatrice de Be Connect (acquise par iO Group) et de Sench, active au sein de CEC Belgium, elle possède 25 ans d’expérience en croissance numérique et en positionnement stratégique.

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